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Anesthésie : 30 % de surmortalité après 16 heures de travail consécutives

Une étude relayée par le Snphare montre 30 % de surmortalité après 16 heures de travail consécutives. Le syndicat réclame l'abandon de ce modèle pour les anesthésistes-réanimateurs.

24 oct. 2026 · Rédaction IAKA

Anesthésie : 30 % de surmortalité après 16 heures de travail consécutives

Une vaste étude américaine portant sur plus de 1,5 million d'interventions chirurgicales met en lumière les conséquences du temps de travail des soignants sur la sécurité des soins. Selon les données rapportées par le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (Snphare), l'enchaînement de plus de 16 heures consécutives d'activité est associé à une surmortalité intrahospitalière de 30 % pour les patients pris en charge.

Ces résultats corroborent les alertes émises de longue date par l'organisation syndicale. Le Snphare plaide en effet depuis plusieurs années pour l'abandon pur et simple du modèle reposant sur 16 heures de travail d'affilée au sein de la profession. L'organisation s'appuie sur cette étude pour réclamer une révision de l'organisation des plannings hospitaliers, soulignant les risques directs que ces amplitudes horaires prolongées font peser sur la prise en charge périopératoire.

Face à cette hausse constatée du risque de décès, le syndicat formule des demandes concrètes concernant l'articulation des services de jour et de nuit. Il réclame notamment que les médecins anesthésistes-réanimateurs qui commencent leur journée de travail à 8 heures du matin ne soient plus désignés pour assurer également la garde durant la nuit suivante. Cette évolution organisationnelle vise à limiter l'épuisement des professionnels et à sécuriser le parcours des patients.

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