Anévrysmes intracrâniens: incidence croissante et risque de rupture
Malgré la découverte fréquente d'anévrysmes intracrâniens fortuits, leur incidence de rupture diminue. La multiplication des imageries révèle ces "incidentalomes".
17 oct. 2026 · Rédaction IAKA

La détection fortuite d'anévrysmes intracrâniens lors d'examens d'imagerie effectués pour d'autres raisons n'est pas un phénomène rare, concernant environ 3,9% des cas. Cependant, ces découvertes ne sont pas toujours liées à un événement neurovasculaire aigu.
Une observation notable est la diminution significative de l'incidence des ruptures d'anévrysmes, avec une baisse avoisinant les 40%. Ce recul amène à reconsidérer les prévisions alarmistes concernant les hémorragies sous-arachnoïdiennes. Les raisons précises de cette diminution demeurent inexpliquées à ce jour.
Le nombre d'anévrysmes découverts par hasard, souvent qualifiés d'incidentalomes, augmente proportionnellement à l'accroissement des examens d'imagerie cérébrale, tels que les scanners et les IRM. Cette pratique est régulièrement pointée du doigt par l'Assurance-maladie en raison de son coût élevé et de sa prescription parfois jugée excessive. Néanmoins, ces découvertes permettent de souligner le décalage entre la fréquence des hémorragies sous-arachnoïdiennes causées par des ruptures d'anévrysmes sacculaires non diagnostiqués et la présence de ces mêmes anévrysmes, souvent asymptomatiques, dans la population générale.
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