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CCNE: nouvelle position éthique sur le don d'organe et la xénogreffe

Le CCNE a révisé sa position éthique sur le don d'organe (avis 152), face à l'augmentation des besoins en greffons et l'essor de la xénogreffe.

12 oct. 2026 · Rédaction IAKA

CCNE: nouvelle position éthique sur le don d'organe et la xénogreffe

Le Conseil consultatif national d’Éthique (CCNE) a récemment mis à jour sa position concernant le don et la greffe d'organes. Bien qu'il ait contribué aux États généraux de la Bioéthique en 2021 (avis 129), son dernier avis spécifiquement dédié au don d’organe remontait au 7 avril 2011.

Dans son avis 152, publié le 10 septembre 2026, le CCNE propose une actualisation de sa réflexion éthique sur la greffe d’organes, formulant sept propositions clés. Une part significative de cette nouvelle réflexion est consacrée à la xénogreffe, identifiée comme un enjeu majeur pour l'avenir de la transplantation. Cette problématique avait déjà été soulignée par l’Académie de Médecine dans un rapport pertinent publié en 2025.

Les données récentes mettent en lumière une tension croissante entre l'offre et la demande de greffons. Alors que les besoins en greffes augmentent de manière constante, le nombre de dons, qu'ils proviennent de personnes vivantes ou décédées, ne suit pas le même rythme de croissance. En 2025, un total de 6 148 greffes d'organes ont été réalisées en France, un volume comparable à celui de 2017. Cependant, sur la même période, le nombre de patients inscrits sur la liste nationale d'attente a connu une augmentation de 50 %, passant de 15 538 au 1er janvier 2017 à 23 294 au 1er janvier 2026. Cette augmentation significative de la liste d'attente contraste avec le nombre croissant de décès survenus alors que les patients étaient en attente d’une greffe.

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