Pied diabétique : rôle essentiel de la pratique infirmière
Le pied diabétique, complication sévère du diabète, impose une prise en charge complexe. Les infirmiers jouent un rôle clé dans la prévention, le dépistage et les soins pour limiter les risques et favoriser la
17 oct. 2026 · Rédaction IAKA

Le syndrome du pied diabétique, complication sévère du diabète, entraîne infections, déformations et peut mener à des amputations. L'incidence du diabète augmentant avec le vieillissement de la population, l'obésité et la sédentarité, le rôle des infirmiers est crucial dans la prévention, le dépistage et la prise en charge de cette complication qui constitue la première cause d'amputation chez les diabétiques. Une nouvelle amputation survient chez 50% des patients dans l'année suivant la première, aggravant le handicap et l'impact sur la vie quotidienne.
Les principaux facteurs de risque sont la neuropathie diabétique et l'artériopathie. La neuropathie affecte les fibres sensitives, motrices et végétatives. Les atteintes sensitives rendent les lésions indolores, masquant leur gravité. Les atteintes motrices provoquent des déformations telles que les orteils en griffe et peuvent évoluer vers l'ostéo-arthropathie de Charcot, modifiant les zones d'appui et favorisant les plaies. La dysfonction végétative entraîne une sécheresse cutanée et des hyperkératoses, sources d'ulcérations. L'artériopathie, due aux dépôts d'athérome, conduit à une hypoxie tissulaire, compromettant la cicatrisation et augmentant le risque de nécrose et d'amputation.
La prévention primaire inclut l'examen régulier des pieds et des chaussures. L'éducation thérapeutique par l'infirmier est essentielle, couvrant le lavage quotidien, le séchage minutieux, l'hydratation et le choix de chaussures adaptées.
Partager cet article




